Résumé.

Histoire d'ado.


A 16 ans, Aurélie cr
oit être capable de décider de sa vie et de son avenir seule, sans l'aide de personne. Mais de quoi est on capable a 16 ans exactement ?
Manque de c
onfiance et mal-être vont se répéter dans cette histoire et vous montrer comment la vie de cette jeune adolescente va basculer, en voulant décider elle même de ce qui était "bon" pour elle.


# Posté le lundi 09 juin 2008 06:01

Biarritz

3 Septembre :


Aurélie voit les cartons de déménagements passer un par un devant elle. Ca y est, les voila arriver dans une autre région de France. Pourtant, Paris lui convenait très bien, elle avait tout ce dont elle avait besoin. Mais non. Avec le nouveau mari de sa mère, il fallait changer d'air, « pour son bien » à ce qu'il disait. A 16 ans, Aurélie était pourtant sur d'être capable de dire ce qui était bien ou non pour elle.. Bonjour enfer, au revoir paradis.

Aurélie !! Viens nous aider à déballer les cartons.

Démerdez vous tout seuls !! Ce n'est pas moi qui ai eu l'idée de venir habiter dans ce trou miteux.


Les pats de sa mère résonnent dans l'escalier. L'adolescente s'enferme dans la pièce qui lui servira de chambre et s'assoie sur le rebord de la fenêtre. Quelqu'un tape à la porte. Elle l'ignore. Cette porte ne s'ouvrira pas.

Aurélie ma chérie, ouvres s'il te plait.

Non.

Mais pourquoi es tu si furieuse après moi ?
Lui demande telle.

Pourquoi il a fallut déménager, hein ? Paris ça ne suffisait pas ? Il faut toujours que ce soit lui qui décide, il y en a marre a la fin, ce n'est pas mon père et c'à le sera jamais.

Silence. L'aurait elle vexé ? c'est ce qu'elle espère, au moins elle lui fichera la paix.
Aurélie sent sa mère se retourner. Trois pats en arrière, puis elle s'arrête. Attention. Elle va sûrement lui sortir le sermon que toutes les mères font à leurs filles. Sur.

Va prendre l'air, lui dit elle tout calmement, ca te ferai sûrement du bien, et puis on est a deux pats de la plage, tu disais toujours que tu rêvais de voir la plage. Biarritz n'est pas aussi grand que Paris, mais tu t'y plairas tu verras.

Cette fois ci elle descend. Si tu pouvais savoir a quel point je m'en fou de la plage maintenant.
Enfin bon, après quelques minutes à glander comme une gamine sur sa fenêtre, la jeune fille décide d'aller faire un petit tour. Après avoir enfilé une veste et prit son paquets de clopes, elle sort de la maison en prenant bien soin de claquer la porte a la sortie. Comme d'habitude.

Ca faisait un quart d'heure qu'elle marchait le long de la grande plage de Biarritz. Décidemment il y avait rien à faire dans cette ville pourrie.
Aurélie enleva ses chaussures pour marcher un peu sur le sable doux. Au moins un bon point. Elle s'approche de la mer et s'assoie tout en fumant sa deuxième cigarette.
Les surfeurs se battent sur les vagues. Ils doivent tous avoir 16-17 ans. A peu près son âge j'imagine. Ils sont tous reconnue pour être super canon, mais jusqu'à la, on ne peut pas vraiment dire ca. Il y a un roux aux cheveux court, super moches. Aussi moches que les autres de toute façon.
La jeune fille se retourne pour regarder un mec courir, sa planche sous le bras, la combinaison a moitié enfilé. Blond, c'est déjà mieux, très bronzé les cheveux assez longs. Il continue de courir vers elle et ralentit arrivant à son niveau. Il plante sa planche dans le sable à 3 mètres d'Aurélie, et se tourne vers elle en enfilant entièrement sa combi.

Salut.

Aurélie décide de ne pas lui répondre, après tout elle ne le connait pas.

T'es nouvelle ici non ?

Ouais je viens d'emménager.
Dit elle en faisant la gueule.

T'as pas l'air très enthousiaste. Ou je me trompe ?

Non. Je n'aime pas, c'est nul et il y a rien à faire. A part surfer. Mais quand on ne sait pas surfer on ...

On peut toujours apprendre
, la coupe t-il.

Elle se lève pour le regarder de plus haut, mais se trouve être tout de même plus petite que lui.

Tu crois que j'ai envie d'apprendre à surfer ou quoi ? J'aurai du m'y prendre avant.

C'est vrai, mais il n'est jamais trop tard.


Aurélie lève les yeux au ciel. Ce mec peut être beau, mais il ne comprend rien à la vie.
Il lui fit signe de devoir partir vers un groupe de surfeurs déjà dans l'eau qui l'appellent. Il lui tent la main.

A bientôt peut être. Et si tu passes par la et qu'il te vient l'envie de vouloir apprendre, fais moi signe.

« C'est ca ! » se murmura t elle a elle-même tout en lui serrant la main.
Le beau blond prit sa planche sous le bras et partit en direction des autres, quand il s'arrêta net et se retourna vers Aurélie.

Au fait, je m'appelle Vincent, et toi ?

Aurélie.


Il hocha de la tête comme pour lui montrer qu'il avait bien compris, et plongea dans l'eau le corps sur la planche.

# Posté le dimanche 15 juin 2008 11:23

Modifié le dimanche 15 juin 2008 11:39